Les agricultures africaines au défi de la sécurité alimentaire
- buzzactus
- 30 mars 2021
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Le développement agricole et les systèmes alimentaires des pays d'Afrique subsaharienne seront inexorablement confrontés à des défis considérables dans les décennies à venir. Alors que la population mondiale devrait passer de 7,7 à 9,7 milliards en 2050, plus de la moitié de la croissance démographique planétaire d'ici à 2050 devrait se produire en Afrique, selon l'ONU.
Face à cette pression, le développement agricole fait déjà face à d'immenses défis, et l'on craint que les changements climatiques ne les aggravent dans les zones vulnérables. Une majorité de la population d'Afrique subsaharienne vit en effet dans des régions rurales, où les revenus et l'emploi dépendent presque entièrement de l'agriculture pluviale.

Le secteur agricole emploie entre 65 et 70 % de la main-d'œuvre africaine et représente généralement 30 à 40 % du produit intérieur brut.
De multiples facteurs biophysiques, politiques et socio-économiques se conjuguent pour accroître la vulnérabilité de cette région et risquent d'entraver sa capacité d'adaptation.
Précipitations, sécheresses et désertification
Le climat africain est déterminé par trois phénomènes climatiques critiques qui sont liés entre eux de manière complexe et qui ne sont pas encore entièrement compris. Il s'agit du mouvement de la zone de convergence intertropicale, de l'oscillation australe El Niño et de l'alternance annuelle des moussons. Chacun de ces phénomènes interagit avec l'autre, déterminant les régimes régionaux de température et de précipitations.
À cela s'ajoutent les changements climatiques en cours, qui ont des répercussions sur les précipitations et l'élévation du niveau de la mer, et entraînent une augmentation modérée à extrême de la température mondiale.
Au-delà des hausses de température, les changements climatiques en Afrique subsaharienne devraient entraîner des transformations dans l'intensité des précipitations, une incidence accrue des événements extrêmes, tels que les sécheresses et les inondations, le renforcement de la désertification et l'altération de certains vecteurs de maladies entraînant des transformations dans la transmission spatiale et temporelle des maladies infectieuses.
Source : Le Point




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