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Se retirer, fusionner ou se maintenir : comment fonctionne l'entre-deux-tours des régionales

  • buzzactus
  • 21 juin 2021
  • 3 min de lecture

Après un premier tour marqué par l'abstention, l'heure est aux tractations jusqu'à mardi pour les partis qui doivent tenter de fusionner des listes afin de mettre toutes les chances de leur côté.


Le monde politique, tous partis confondus, s'efforce de rebondir et de mobiliser après le choc d'un premier tour des régionales et départementales déserté par deux électeurs sur trois. Une "abstention abyssale" qui a profité aux présidents de région sortants, de droite comme de gauche.


L'abstention atteindrait entre 66,1% et 68,6% selon les estimations des instituts de sondage, soit un record tous scrutins confondus en France hors référendum. Jusqu'à présent, l'abstention la plus élevée pour un premier tour des régionales datait de 2010 avec 53,67%.


L'heure est désormais aux tractations, qui s'étaleront jusqu'à mardi à 18 heures, pour négocier des alliances, fusions ou retraits de listes pour le second tour dimanche prochain, notamment en Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), région où le RN est le mieux placé.


Pour les élections régionales, il peut y avoir plus de deux candidats au second tour, comme c'est le cas pour le moment dans toutes les régions, ce qui peut donner lieu à des triangulaires, des quadrangulaires et même des sexangulaires. Il faut que le candidat totalise minimum 10% des suffrages pour être qualifié, dans le cas où personne n'obtient la majorité absolue dans une région au premier tour. Ensuite, des listes peuvent fusionner pour tenter de créer une alliance plus forte.


Fusionner...


Parce que le nombre fait la force, il faut s'attendre cette semaine à ce que plusieurs listes fusionnent afin de créer un bloc susceptible de remporter plus de voix. Mais les candidats n'ont que 48 heures pour déclarer leurs nouvelles alliances.


"La composition de listes peut être modifiée pour comprendre les candidats ayant figuré au premier tour sur d'autres listes, sous réserve que celles-ci aient obtenu au premier tour au moins 5% des suffrages exprimés et ne se présentent pas au second tour", prévoit le code électoral. Quand deux listes fusionnent, il y a donc un des candidats qui fait le choix de se ranger derrière un autre, et renonce à se présenter.


C'est un scénario plus que probable en Occitanie, où la tête de liste de "L'Occitanie naturellement", Antoine Maurice, qui n'a fait que 8% a annoncé avoir "adressé un message à Carole Delga", présidente sortante PS de la région et largement en tête des suffrages avec près de 40% des voix. C'est également ce qui devrait se passer en Ile-de-France où les trois listes de gauches devraient se ranger derrière Julien Bayon (EELV).


Se retirer...


D'autres préfèrent tout simplement se retirer sans fusionner. Cela a été le cas aux dernières élections régionales en 2015, lorsque Christophe Castaner, alors encore encarté au PS, arrivé en troisième position, avait suivi les consignes du parti en se retirant tout simplement afin de "faire barrage au Front national".

Il n'était en effet pas question pour le futur ministre de l'Intérieur de fusionner sa liste avec celle de Christian Estrosi, qu'il accusait "d'avoir semé la graine de la fleur du mal que le Front national veut récolter".


Ou se maintenir


D'autres ne font ni le choix de la fusion, ni le choix du retrait, mais préfèrent bien se maintenir même si leurs chances de l'emporter sont fines. Une décision qui peut parfois déplaire aux partis, comme c'est le cas aujourd'hui en Paca où le candidat EELV/PS/PCF refuse de fusionner ou se retirer alors que le Rassemblement national pourrait l'emporter.


Le sortant LR Renaud Muselier et Thierry Mariani sont au coude-à-coude. Et le troisième homme Jean-Laurent Felizia, positionné entre 14 et 18%, affirme ainsi vouloir se maintenir au second tour. Le bureau exécutif d'EELV a dès lors décidé de lui retirer son soutien pour faire barrage au RN. Il sera "bien sûr" exclu d'EELV s'il dépose sa liste pour le second tour, a déjà prévenu Julien Bayou, le secrétaire national du parti.


Source : L'Express

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