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Rave-party près de Redon : plusieurs blessés lors de la tentative de dispersion de la fête

  • buzzactus
  • 19 juin 2021
  • 2 min de lecture


Ils s’étaient donné rendez-vous sur l’hippodrome de Redon (Ille-et-Vilaine), dans la soirée du vendredi 18 juin. Plusieurs centaines de personnes ont rejoint les lieux pour une free-party (fête non autorisée), contre l’avis de la préfecture, qui avait pris un arrêté d’interdiction, craignant un « rassemblement festif à caractère musical de type teknival ou rave-party ». « La free-party devait se dérouler en hommage à Steve Maia Caniço, Nantais mort lors de la Fête de la musique 2019 », précise Ouest-France samedi.


La gendarmerie est intervenue dans la nuit afin d’empêcher le rassemblement et la situation a rapidement dégénéré en affrontements. Selon les autorités, « les forces de l’ordre [ont fait] face à des individus très violents et [ont essuyé] des jets de cocktail Molotov, boules de pétanque, morceaux de parpaings ». Les quelque 400 gendarmes déployés sur les lieux ont envoyé des grenades lacrymogènes.


Cinq gendarmes ont été blessés et un homme de 22 ans a « perdu une main », a précisé le préfet, Emmanuel Berthier. Les circonstances de la blessure restent à éclaircir ; une enquête a été « immédiatement diligentée par le parquet de Rennes » sur les circonstances de « ce dramatique accident ».Selon France Bleu, l’homme à la main arrachée était conscient et « s’est rendu par ses propres moyens à l’hôpital de Redon ». Un journaliste présent, Clément Lanot, a rapidement constaté la blessure et dit avoir été « visé par un tir de LBD en voulant signaler la situation aux gendarmes ».


Après plusieurs heures d’affrontements, des teufeurs étaient installés dans des champs, samedi matin, et la rave-party se déroulait effectivement. « A 6 heures, on a lâché l’affaire, il y a eu deux à trois heures de son », ont témoigné « Z », 28 ans et Anais, 27 ans, venus de Loire-Atlantique. Les deux jeunes gens, qui avaient participé à la rave party du Nouvel an à Lieuron ont expliqué « vouloir juste décompresser ».


« Encore une fois, les autorités ont choisi la violence en lieu et place du dialogue. Des pluies de lacrymos et de grenades se sont abattues sur une foule qui ne désirait que faire la fête… », a réagi le collectif Teknival des musiques interdites. Pour le préfet d’Ille-et-Vilaine, la gendarmerie avait face à elle « des gens qui avaient un objectif, en découdre avec la force publique ». « On ne vient pas à un teknival avec une boule de pétanque », a relevé un gendarme. Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a fait savoir qu’il suivait « de très près la situation à Redon » et a « annulé les événements prévus dans sa journée et fait des points réguliers avec les autorités », selon son entourage.


Déjà en Ille-et-Vilaine, le soir du Nouvel An, en pleine crise sanitaire, une free-party avait eu lieu à Lieuron, rassemblant 2 400 personnes pendant trente-six heures. Neuf personnes ont été mises en examen.


Source : Le Monde

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