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La Fabrique Nomade, artisan avant d'être réfugié

  • buzzactus
  • 19 mai 2017
  • 1 min de lecture

Dernière mise à jour : 10 juin 2020


« La passion compte beaucoup. Parce qu'on quitte son pays, mais pas son métier. C'est une partie intégrante de notre identité », propos de Inès Mesmar, 37 ans, à l'origine du projet.

Aujourd'hui en France, ils sont jardiniers, hommes de ménages, peintres, caissiers, agents de sécurité, de maintenance... Mais leur point commun avant même d'être réfugiés, c'est leur talent d'artisan. C'est ce que Inès a voulu remettre à l'honneur avec La Fabrique Nomade.

L'idée lui est venu quand au détour d'une conversation, elle a découvert que sa mère avait été brodeuse 10 années à la Médina de Tunis mais qu'elle n'en avait jamais parlé, sa compétence n'ayant pas de valeur à ses yeux. La jeune femme a alors découvert que nombre de réfugiés obtenaient une réinsertion professionnelle qui n'employait pas à bon escient leur formation initiale.

Face à la précarité sociale et économique, ils acceptent des emplois précaires sans qualification. Pourtant ils possèdent de véritables talents qui pourraient dynamiser l’économie locale mais on s'intéresse trop peu à leur situation dans leur pays d'origine.

La Fabrique Nomade veut changer le regard que l'on porte sur les migrants et les accompagner dans la valorisation et le développement de leur savoir-faire en France.

Aujourd'hui l'association a repéré plus de 25 artisans migrants mais elle manque de moyen, elle a alors lancé sa campagne de financement avec pour message de regarder au delà de l'étiquette de réfugié.


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